La métapolitique, une stratégie de manipulation redoutable dont vous êtes peut-être victime

La métapolitique, une stratégie de manipulation redoutable dont vous êtes peut-être victime

Qu’ont en commun le pouvoir iranien, beaucoup de partis politiques, des marques préservatifs et beaucoup de sectes ?

 

Ils pratiquent tous la métapolitique. Et ça marche.

 
 

La métapolitique, c’est quoi ?

 

La métapolitique consiste à essayer d’amener les gens à partager une idée ou à acheter un produit en utilisant des moyens détournés, souvent culturels.

 

Les Mormons donnent des cours d’anglais gratuitement, des groupes politiques montent des projets humanitaires, des Eglises proposent des activités sportives pour les jeunes, d’autres viennent en aide aux plus démunis…

 

Bref, des initiatives souvent louables en soi. Le hic, c’est qu’elles ont souvent un but caché : la conversion des “victimes” à leurs idées politiques ou religieuses.

 

Certaines marques font la même chose. En Roumanie, où j’ai vécu, la marque de préservatifs la plus populaire a créé une ONG qui lutte pour la prévention des MST… et qui sert aussi à faire indirectement la promotion de ses propres produits. En utilisant d’ailleurs des fonds européens pour ses campagnes, et en bénéficiant du support du gouvernement.

 

Bref, vous l’avez compris, la métapolitique consiste à utiliser une cause, dénuée en apparence de toute idéologie et de toute orientation commerciale, et à la détourner en vue de satisfaire ses propres intérêts.

 
 

La métapolitique revendiquée

 

La métapolitique a été théorisée par le communiste dissident italien Antonio Gramsci et par le le courant politique de la “Nouvelle Droite” dans les années 70. On trouve des informations passionnantes à ce sujet sur Wikipedia.

 

Je cite ici un extrait lu sur un site de la mouvance nationaliste radicale :

 

“Le pouvoir se prend aussi par la conquête des esprits. Il est nécessaire de développer des projets de type métapolitique qui permettent d’attirer des personnes qui ne viendront jamais à l’action politique par le militantisme classique. L’objectif est alors d’agir sur la perception qu’ont les individus du monde et de la société dans laquelle ils vivent afin de créer des courants d’opinion favorables au combat mené par les mouvements politiques enracinés.”

 

Dans la même veine, mais de l’autre côté de l’échiquier politique, voici ce qu’un blog du Parti Socialiste écrit :

 

“(…) le Parti Socialiste, en coopération avec les autres forces progressistes (partis, syndicats et associations), se doit donc de réinvestir le milieu social et culturel par des actions dîtes « métapolitiques », c’est-à-dire se situant au-delà d’une démarche purement électoraliste. Nous saisirons ainsi l’opportunité de réaffirmer et d’illustrer notre engagement par des actions de solidarité envers tout citoyen en difficulté.”

 

De la même façon que l’Extrême-Droite et les Socialistes, les Anarchistes, les Communistes, et beaucoup d’autres mouvements revendiquent souvent le recours à la métapolitique, et l’enseignent à leurs troupes.

 
 

La métapolitique utilise la force de l’expérience

 

Souvent, on adhère à une idée ou à une religion pour la simple raison qu’on se sent bien avec les gens qui la partagent.

 

La métapolitique permet d’éviter de démonter une doctrine pour convaincre.

 

Le meilleur exemple, c’est celui des sectes. Elles visent souvent les personnes à qui elles peuvent apporter facilement une expérience réconfortante : celles qui sont seules, celles qui ont vécu des événements traumatisants, celles qui sont affaiblies.

 

A ces gens-là, les sectes offrent une expérience fabuleuse, qui consiste à faire partie d’un groupe dans lequel on se sent estimé, où l’on trouve de l’aide et du réconfort, où l’on peut entretenir de vraies amitiés.

 

Quand on est seul et qu’on est au plus bas, puis que l’on vit une expérience aussi réconfortante, on n’a pas besoin de réfléchir de façon rationnelle pour partager la doctrine de ceux qui nous l’apportent. On est convaincu de façon quasi instinctive. Naturelle.

 

C’est la raison qui explique pourquoi des sectes aux croyances totalement loufoques, qui prêtent souvent à rire, arrivent à convaincre des gens intelligents, raisonnés, et sérieux.

 

L’expérience a davantage de pouvoir que la réflexion. Les sens sont plus puissants que la logique.

 

On croit souvent que la meilleure façon de convaincre, c’est la démonstration. C’est faux. De nombreuses études prouvent le contraire, et notre vie quotidienne aussi.

 

Encore une preuve ? La plupart des habitants de la planète partagent la religion qui est la plus commune dans leur pays. Or, une information abondante sur les autres spiritualités est disponible presque partout. On pourrait s’orienter vers une religion ou une autre (ou aucune d’entre-elles) en fonction de sa logique et sa réflexion. La réalité, c’est que l’on choisit ses convictions en fonction de son milieu, de son vécu, de ses parents… Bref, c’est d’abord notre expérience qui nous pousse vers tel ou tel choix.

 

Comprendre ce mécanisme, c’est éviter d’être victime de soi-même. C’est avoir la capacité de prendre du recul par rapport aux expériences que l’on vit en sachant que notre la raison est faible et que le pouvoir des sens est redoutablement puissant.

 

 
 

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(Tout sera retiré le 25/03/2019 à 23:59 heure française)