Apprendre à travailler seul

Apprendre à travailler seul

Le plus difficile, pour un entrepreneur débutant, ce n’est pas de créer un produit. Ni de trouver des clients.

 

Le plus difficile, c’est d’apprendre à travailler seul. Parce que c’est justement l’obstacle qui empêche la plupart d’entre-nous de créer des produits, de de développer son audience, et de vendre.

 

Avant de lancer son activité, on rêve d’indépendance. Pourtant, une fois que la machine est en route, on regrette parfois d’être seul. Seul face à sa liste de tâches, seul face à ses responabilités, seul face à ses échecs.

 

Certains en viennent parfois à regretter de ne plus avoir de patron. Un de mes amis, par exemple, a repris une activité salariée après 3 ans en indépendant, malgré son succès. Parce qu’il avait besoin de faire partie d’une équipe, et de pouvoir se reposer sur un manager.

 

Alors bien sûr, on peut travailler avec un partenaire. On peut lancer son activité à deux, ou à trois.

 

Le problème, c’est qu’un partenaire n’est pas un patron. Un partenaire ne vous obligera pas forcément à travailler les jours où vous êtes d’humeur à rester au lit. Un partenaire ne vous obligera pas forcément à finir votre liste de tâches avant d’éteindre votre ordi et d’aller boire une bière. Et vous ne pourrez pas vous reposer sur lui quand vos ventes chûteront. Il vous demandera des comptes, mais ne sera pas derrière vous tous les jours pour vous aider et vous motiver…

 

Alors comment faire ?

 

Quand vous travaillez seul, vous êtes à la fois patron, manager et simple employé.

 

Oubliez l’un de ces rôles, et vous allez foncer droit dans le mur…

 

Le patron, c’est celui qui définit la stratégie de l’entreprise. Beaucoup d’indépendants échouent parce que leur coeur de métier occupe tout leur temps et monopolise leur esprit. Ils ont la tête dans le guidon, et perdent la capacité de penser « long terme ». Ils vivent dans l’urgence, et passent leur temps à essayer de récupérer le retard qu’ils ont accumulé dans leurs projets.

 

Bloquez une journée ou une après-midi chaque semaine pour occuper le rôle du patron. Quoi qu’il arrive. Définissez vos objectifs à long terme, guidez le navire vers la bonne direction, et redressez le gouvernail si c’est nécessaire.

 

Le manager, c’est celui qui organise les listes de tâches, et qui les délègue. Il trace un plan de route concret pour atteindre les objectifs définis par le patron. Et contrôle le travail des employés au jour le jour.

 

Bloquez une journée ou une après-midi par semaine pour occuper le rôle du manager. Définissez une fois pour toute les tâches à accomplir au fil des 7 jours à venir, et déléguez ou automatisez celles qui sont les plus rébarbatives, ou qui risquent de monopoliser votre temps au détriment des tâches les plus importantes.

 

Sachez distinguer ce qui est « urgent » de ce qui est vraiment important. Et n’hésitez pas à remettre à plus tard un projet soi-disant urgent, mais sans vraies conséquences, au profit d’un projet important, et dont les conséquences sont capitales pour votre activité.

 

Le reste de la semaine, vous êtes votre propre employé. Tout simplement. Il vous suffit de suivre, bêtement, votre liste de tâches. Une par une. En sachant que vous aurez des comptes à rendre la semaine prochaine, lors de votre journée « manager ».

 

Quand vous traitez vos tâches, ne remettez jamais en cause votre stratégie. Ne changez jamais de direction. Ce n’est pas le moment de le faire, et c’est souvent, d’ailleurs, l’excuse qu’on utilise pour renoncer aux tâches les plus rébarbatives…

 

Au contraire, notez ces idées sur une fiche que vous allez passer en revue lors de votre prochaine « journée patron », ou de votre prochaine « journée manager ». Et pas avant.

 

Enfin, quand on travaille seul, il est indispensable de réduire les échéances de ses projets, parce que personne n’est là pour nous demander de rendre des comptes à intervalles réguliers.

 

Les entreprises classiques organisent souvent leur planning par mois. Parfois par an…
Au contraire, fixez-vous des objectifs hebdomadaires. Faites un bilan de santé de votre activité une fois par semaine. Et si c’est possible administrativement, rémunérez-vous de façon hebdomadaire, pour que le lien entre votre travail de la semaine et vos revenus hebdomadaires devienne immédiatement palpable.

 

Un mois, c’est long. Quand on a 30 jours pour atteindre un objectif, on se dit que ça attendra bien 3 jours de plus. Puis une semaine de plus. Puis deux semaines… Avant de se rendre compte qu’on a déjà dépassé l’échéance.

 

En organisant votre planning de façon hebdomadaire, et en découpant vos objectifs en sous-projets, vous les rendez immédiatement palpables. Et vos résultats aussi. Chaque journée compte. Et vous avancez beaucoup plus vite.

 

Au boulot !

 

 
 

Écoutez le tout dernier podcast :


 

Juste avant de continuer...


 

As-tu déjà une activité sur le web qui tourne, ou bien un projet concret dans lequel tu t’es déjà beaucoup investi ?
 

 
 

Es-tu prêt à investir 1500€ dans ton activité ?
 

 
 

Si ton profil est sélectionné, es-tu prêt à commencer l’accompagnement dans les 7 prochains jours ?